De l’Académie (E.S.A.V.L.) à La Châtaigneraie

De l’Académie (E.S.A.V.L.) à La Châtaigneraie

De l’Académie (E.S.A.V.L.) à La Châtaigneraie

21/4/18 > 20/5/18

Dès ses débuts, le Centre wallon d’Art contemporain s’est donné pour mission de promouvoir les jeunes artistes, de faciliter leur passage à la vie professionnelle. Des partenariats se sont établis sporadiquement avec l’Ecole des Beaux-Arts de

Valenciennes, La Cambre et L’Ecole Supérieure des Arts de la Ville de Liège.

Depuis une douzaine d’années, une biennale accueille à La Châtaigneraie une sélection d’artistes sortis de l’Académie des Beaux-Arts de Liège (E.S.A.V.L.) les deux années précédentes. Il s’agit d’artistes issus des sections Peinture, Vidéo, Sculpture,

Illustration, Publicité et Scénographie.

À cette occasion, La Châtaigneraie éditera un catalogue.

Les artistes

Martin CHAUMONT (1993) – www.nadjavilenne.com/wordpress/?p=17616

La peinture de Martin Chaumont semble calme et ordonnée. Il peint par séries de recherches visuelles. Sa préoccupation principale est « le cadrage », pas celui qui borde docilement un plan « bien cadré » mais plutôt celui qui déborde et qui vient entraver notre perception, celui qui gêne et qui nous pousse à s’interroger, à nous donner envie de voir ce que le peintre nous cache. D’abord noir et bien délimité, ce cadrage finira par se colorer, se flouter et se fondre dans l’image, accentuant cette perte de repères.

Yan CONTEAU (1989) – yconteau.blogspot.be

Mes dessins se posent sur la feuille telle une écriture.

Spontanément.

Venant remplir l’espace dans lequel ils sont produits.

Mon corps transmet. Échange ses pensées ; des histoires, ses anecdotes…

Exutoire, essayant de dialoguer avec le monde.

L’interrogeant. Le questionnant.

Amener à la réflexion.

Sur l’autre. Sur soi.

Instaurant un échange. Un contact. Social.

Donner à montrer ce qui est là.

Les vérités de nos quotidiens et leurs pluralités.

Conception selon laquelle on devrait admettre d’autres valeurs que le vrai et le faux comme (…) l’indéterminé.

Claude-Henri DANLOY (1989)

Le travail de Claude-Henri DANLOY est un mélange entre son vécu, son émotivité intérieure et sa sensibilisation au monde extérieur. C’est un travail plein de contradictions car à la fois sensible et égocentré tout en étant ouvert et universel. Il explore des thèmes récurrents de l’histoire de l’art en passant par une recherche de la forme, de la couleur et du sujet. Il tisse des liens entre son histoire, le monde extérieur et le temps.

Créateur transdisciplinaire, à la fois extraverti et introverti, qui aime s’attacher aux autres et confronter ses points de vue dans les débats, le travail de Claude-Henri DANLOY s’appuie sur toutes les disciplines et médias. On retrouve une sensation d’éclectisme dans ses oeuvres car il est en constante recherche de vérité et affranchi de tout carcan académique.

Elodie DEWIT (1993)

Rendre intéressant l’inintéressant, c’est le message qu’Elodie Dewit souhaite faire passer à travers ses peintures veulent faire passer. Tout peut être peint. L’angle de vue choisi propose quant à lui une lecture directe, confrontant le visiteur frontalement à son environnement afin de le percevoir différemment.

Les objets adoptent une écriture qui s’inscrit dans la matière, les rendant alors plus vivants.

L’objectif étant de percevoir la sensibilité de l’objet plutôt que sa fonctionnalité. Les petits formats invitent le spectateur à entrer intimement dans la peinture. La proximité jouant un rapprochement privilégié entre le regard du spectateur et la peinture.

Julien JANVIER (1991) – www.loodwit.be/julienjanvier

Issu de plusieurs années d’expérimentation, le travail de Julien Janvier est basé sur une démarche spontanée. Il ne cherche pas le rendu réaliste. Cependant tous ses sujets sont tirés du réel auquel il donne une nouvelle piste de lecture.

Le sujet, c’est la peinture. Il ne se prive pas d’enfreindre les codes picturaux, qu’il déteste et inversement, il crée ses codes personnels. Il part souvent de sujets simples, de formes simples présentes dans mes dessins pour en faire quelque chose de différent. Il est contre la notion du beau et du laid.

Mikaïl KOÇAK (1989) – c-d-l-t.com/home/mikail-kocak

Le motif, son déplacement et sa reproductibilité sont les leitmotivs de sa recherche.

Les inventaires de motifs, tels des alphabets graphiques, sont à la base de compositions personnelles qui interrogent la modification du sens du signe. Des objets de différentes natures, tels que des documents, des photographies, des détails de peintures, des mots lui servent de matière au devenir ornemental.

La réalité se dissèque en motifs questionnant le concept de l’origine « pure », la permanence d’un état, d’une matière ou d’une opinion dans un contexte. Associés à d’autres éléments, déplacés et replacés à volonté sur d’autres surfaces et espaces, se multiplient les niveaux de lecture et les interprétations.

Sophie MAUPETIT (1974) – www.lesbrasseurs.org/p/sophie-maupetit.html

En mouvement continu, les images de Sophie MAUPETIT sont plurielles, diverses, confrontées, conservées.

Ses projets peuvent prendre différentes formes, des installations présentant un ensemble d’images imprimées, où la photo croise la peinture, l’impression rencontre une fenêtre, le tiroir laisse échapper l’image, un fragment de papier de soie appose une empreinte…

Zoé MÉDARD (1993) – av-esavl.be/index.php/zoe-medard

Le quotidien est la première base du travail de Zoé MÉDARD. Comme un socle ou un tapis qui attend de voir quelque chose tomber dessus. Elle collectionne des images qu’elle trouve pour leur donner une nouvelle vie, elle filme ceux que je croise, les motifs qui retiennent son attention sont alors les sujets d’une nouvelle étude et ce quotidien qui me l’offre en devient l’objet.

Elle travaille de plus en plus autours du carnet et des dessins journaliers qu’elle fait, comme des preuves d’une chose vue, du moment ressentis. Ils deviennent alors une base de travail pour devenir un film ou une installation

Une autre source forte de sa démarche est la Flandre et ses paysages, les symboles les traductions plastiques qui la constituent. C’est d’ailleurs à Gand qu’elle a commencé à faire des jupes, à travailler les drapés, des tabliers et à travailler autours de l’objet du rideau. Il cache quelque chose mais en montre aussi une autre. Une intimité qui se devine à travers.

Lisa MEYER (1993) – lisameyer.tumblr.com

Lisa Meyer, photographe franco-néerlandaise, explore entre autres les fonctions narratives de l’image, ou encore la notion d’image avortée.

« Au commencement était le Hasard, et le Hasard était avec Dieu et le Hasard était Dieu. Au commencement Il était avec Dieu. Toutes choses furent faites par Hasard et rien de ce qui fut fait ne le fut sans lui. En Hasard était la vie et la vie était la lumière

des hommes. Il y eut un homme envoyé par Hasard, et dont le nom était Luke*.

Ce fut lui qui vint en témoin, pour rendre témoignage de Fantaisie, en sorte que tous les hommes pussent croire à sa suite. Il n’était pas le Hasard, mais il fut envoyé pour rendre témoignage du Hasard. Ce fut le vrai Accident qui hasardise tout homme venu en ce monde.

Il fut dans le monde et le monde fut fait par lui, et le monde ne le connaissait pas.

Mais à tous ceux tant qu’ils étaient qui le reçurent il donna pouvoir de devenir fils du Hasard, même à ceux qui croient accidentellement, car ils étaient nés non de sang, non par la volonté de la chair, ni par la volonté des hommes, mais du Hasard. Et le Hasard se fit chair (et nous avons adoré sa gloire, sa gloire de fils unique du Père

Capricieux tout-puissant), et il demeura parmi nous, tout-chaotique, tout-faux et toutfantaisiste.

Loïc MOONS (1992) – c-d-l-t.com/home/work/loic-moons

Si le travail de Loïc Moons s’articule autour du plaisir de peindre, « simplement, en appliquant de la couleur sur un support, le salissant, lui donnant matière et vie », écrit-il, il transpire pourtant d’une dimension expressionniste qui, inévitablement, lui échappe et provoque une émotion d’autant plus grande que son point de départ se veut ludique et l’action de peindre, libératrice : « Les grandes toiles sont des terrains de jeux où je peux m’émanciper, me libérer à travers une action physique. Ces gestes produisent des accidents, que je découvre avec le recul et me mènent à la question de les accepter, de les utiliser ou non. ». Sincérité d’action et rencontre amoureuse/festive/explosive avec la couleur « qui vient comme ça ».

Au départ d’images de mangas ou de jeux vidéo avec lesquelles il a grandi, le sujet s’épuise dans une transformation perpétuelle, un dialogue constant entre le medium,

le support et lui-même ; se réduisant à quelques symboles graphiques avec lesquels il vit une intimité qui le rassure, le guide dans le choix incalculable de chemins à prendre, au coeur de cette vaste forêt sauvage que peut être la peinture.

Manuela SIMONNE (1991) – manuelasimonne.com

Manuela SIMONNE s’interroge sur l’être humain et l’espace. Elle remet en question les règles de notre société et de notre propre mouvement dans cet espace.

Son approche sensible est ciblée sur les gens : l’immigration, l’exil, le voyage…, tout en se focalisant sur l’intime. Que représente aujourd’hui l’intime ? Quel est notre conflit, notre bataille quotidienne ? D’une personne immigrante qui part à la découverte d’un autre milieu / espace, de cette confrontation à une autre culture, à la personne errante qui ne trouve pas sa place dans la société.

Ayant vécu plusieurs immigrations et étant perpétuellement en route, elle se questionne sur mon rapport au monde. C’est en cela que le geste documentaire lui semble un outil de recherche.

Sophie VARETTO (1990) – scenographie-esavl.be/1-master/2014-2015

Symptôme : ce qui permet de deviner un état de fait à venir ou mal connu.

Le travail de Sophie VARETTO tend à illustrer une forme de représentation d’une nécrose, et évoque l’idée de paradoxe que cette nécrose peut susciter.

Le fait de permettre à un élément condamné à la destruction de persister dans le temps, de demeurer.

Mais aussi de magnifier, sublimer quelque chose qui en apparence peut être révulsant, inesthétique.

Informations pratiques

Lieu

Chaussée de Ramioul, 19

Flémalle

Contact

chataigneraie@cwac.be

04/275.33.30

Site internet

www.cwac.be

Dates

Du 21 avril au 20 mai 2018

vernissage le 20 avril à 18:30

Horaires

De 14h à 18h sauf le mardi de 14h à 17h

Fermé les lundis, jeudis et jours fériés

Tarif

Entrée libre

La Châtaigneraie ce sont aussi des stages et des ateliers.

Plus d’infos sur www.cwac.be